Camping 3 (2016)

C’est en voulant clôturer cette franchise que j’ai commencé à réellement découvrir quelques jours plus tôt que je me suis lancé dans mon visionnage de « Camping 3 ». Je n’avais pas spécialement de grosses attentes à son sujet, j’espérais juste une petite comédie légère à pouvoir regarder du coin de l’œil. J’ai un peu été déçu par le deuxième film qui ne prenait pas beaucoup de risques par rapport à son prédécesseur. Ici, sans crier au génie, le scénario revient un peu au même niveau que le premier film. Il n’y a toujours pas de surprises mais l’idée de partir sur un conflit générationnel associé à un humour un peu douteux par moment fait qu’on a pas totalement l’impression de revoir la même chose dans cette saga. Cela ne vole pas très haut mais quelques blagues m’ont néanmoins fait sourire je dois l’admettre. Pour le reste, c’est le statut quo. Le casting est fidèle au rendez-vous, tout le monde évolue toujours dans son registre habituel et les petits nouveaux, bien que pas transcendant, apporte un peu de fraîcheur dans cette distribution. La réalisation est sinon assez basique une nouvelle fois. C’est très lisse, très plat avec même pas mal de passages qui sonnent un peu faux dans l’incrustation des décors. Maintenant, l’ambiance est toujours identique, il y a donc fort à parier que les amateurs du premier film y trouveront leurs comptes tandis que les réfractaires continueront de ne pas aimer. Finalement, depuis le premier film, la saga n’avait pas forcément besoin de suites. On surfe sur un succès populaires mais le monde du camping n’est plus qu’une façade nous permettant de retrouver nos différents personnages. En soit, je n’ai rien contre. Les comédies populaires m’amusent et même si celle-ci ne marquera pas les annales (à la différence du premier qui nous présentais au moins un nouvel univers), je la trouve quand même bien meilleure que le deuxième film. « Camping 3 » est un divertissement sans surprises qui se laisse regarder pour peu que l’on se laisse prendre au jeu. Ce fut mon cas même si je ne suis pas sûr pour autant d’en abuser. On sent quand même un essoufflement nous laissant penser que Fabien Onteniente, Franck Dubosc, Antoine Duléry et le reste de l’équipe ont conscience d’avoir usé les ficelles de cette franchise et sont en fin de courses. Pour un dernier opus, j’ai déjà vu pire… même si il y a quand même mieux…

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Camping 2 (2010)

Quitte à découvrir le film « Camping », je me suis dit que j’allais profité de leurs passages sur CanalSat pour découvrir ses suites. C’est donc sans grosses attentes mais avec un brin de curiosité néanmoins que j’ai découvert « Camping 2 ». Si le premier volet de la saga ne m’avait offert aucune grosse surprise, cette suite m’en offre encore moins. Je ne m’attendais pas spécialement à de grandes originalités mais ce deuxième volet facile se contente principalement de reprendre la trame de son aîné et de nous offrir le même divertissement. C’est ainsi que j’ai trouvé ce film encore plus poussif et plus lourd. Le scénario joue toujours la carte de la caricature assumé mais perd au passage pas mal de fraîcheur. Les différents personnages nous procurent donc moins d’empathie même si il reste agréable de retrouver cette bande. Comme toujours, chacun reste dans son registre, on peut juste regrette que la franchise devienne quasiment un one man show de Franck Dubosc (Patrick Chirac) qui tire du coup toute la couverture vers lui juste pour nous proposer ce que l’on a déjà vu chez l’humoriste dans pas mal de ses sketchs. Pour la nouveauté, c’est Richard Anconina (Jean-Pierre Savelli) qui va prendre la relève de Gérard Lanvin. Le but est toujours le même à savoir intégrer dans un camping un personnage qui ne se trouve pas à sa place. Et si j’ai de l’affection pour Richard Anconina, ce dernier ne parvient jamais à nous faire oublier le charismatique Gérard Lanvin. Un peu à la traîne, il ne semble pas totalement convaincu par son rôle et devient un peu vide à l’écran voir totalement transparent. D’une manière générale, tout le monde en fait des tonnes mais c’est vraiment le seul que je n’ai pas trouvé à sa place dans ce casting. Derrière la caméra, Fabien Onteniente est toujours aux commandes. Encore moins inspiré que précédemment, il nous livre une réalisation assez plate qui ne fait que reprendre ce que l’on a déjà vu sans y mettre un semblant d’âme. C’est bizarre car on garde le même état d’esprit que le premier film mais j’ai eu la sensation que l’on avait un peu de mal à retrouver son ambiance, son atmosphère alors qu’on a pourtant les même ingrédients. Pour moi, « Camping 2 » fera parti de ses suites anecdotiques qui ne marquera pas. Ce volet ne fait que surfer sur son prédécesseur qui pourtant ne volait pas haut non plus mais avait au moins le mérite d’avoir une certaine fraîcheur. Le long métrage de Fabien Onteniente se regarde toujours du coin de l’œil mais s’essouffle beaucoup trop vite pour convaincre. Le cahier des charges est respecté mais on a déjà connu de meilleures vacances…

Camping (2006)

A force d’avoir vu de nombreuses bandes annonces et avec une promotion assez lourde lors de sa sortie en salles, j’avais déjà l’impression d’avoir vu « Camping » sans l’avoir regarder dans son intégralité une seule fois. Décidé pourtant à le voir, je me suis enfin plongé dedans et comme je m’y attendais, je n’ai pas eu de surprises. Tout est très prévisible, très caricatural et très facile. Pourtant, dans sa simplicité, cette comédie reste assez agréable à suivre. On connait la chute des gags avant qu’ils arrivent à l’écran mais il y a une ambiance de vacances et de légèreté que je n’ai pas trouvé mauvaise. Finalement, on peut se laisser prendre au jeu et sourire devant ses portraits de beaufs attachant qui ont tout de suite notre sympathie. Le casting ne se foule pas beaucoup. Chacun évolue dans son registre habituel, il n’y a pas de grandes performances. Gérard Lanvin (Michel Saint-Josse) fait la grande gueule charismatique face à un Franck Dubosc (Patrick Chirac) qui développe l’un de ses sketchs sur grand écran. L’ensemble de cette distribution reste dans sa case avec l’étiquette qui lui colle à la peau (Mathilde Seigner en râleuse, Frédérique Bel en bimbo…). La réalisation de Fabien Onteniente joue sur cette même simplicité. C’est grossier mais ça colle à l’univers comme une feuille de papier toilette à une tong. Les traits sont grossièrement accentué et même la bande originale tape dans le classique. Dans le genre, j’ai déjà vu des comédies nettement plus efficace et plus maîtrisé en tout point mais il y a quand même un petit quelque chose qui fait que l’on peut passer un bon moment en regardant ce film du coin de l’œil. « Camping » n’est pas un chef d’oeuvre mais c’est du cinéma populaire qui a le mérite de réunir pas mal de monde dans sa dérision assumé. On ne se tape pas de grandes barres de rires mais quelques répliques restent à l’esprit néanmoins et à la fin de mon visionnage, c’est peut-être à cause de l’approche de l’été, mais j’avais bien envie de me faire un apéro et un barbecue. Un film de vacances qui ne se prend vraiment pas la tête et qui respecte son cahier des charges en tout cas.

Fantasia (1940)

« Fantasia » est une oeuvre un peu à part chez Disney pour moi. Depuis que je l’ai découvert, malgré sa grande lenteur et ses longueurs, je trouve ce film intéressant mais je ne parviens pas non plus à en abuser. Il faut dire aussi qu’il n’est pas facile d’accès avec son sujet et son rythme en dent de scie. Je ne suis pas un grand mélomane mais il faut quand même tenir le coup pendant ses deux heures de musique classique. Pour ma part, je trouve l’écoute très agréable et en tant qu’expérience, je trouve toujours des petites choses à apprécier dans ce jeu musical où chaque notes est un personnage à part entière. Ce film nous donne un regard sur la musique qui n’est pas détestable et l’animation Disney (très belle au passage) tente bien de nous le rendre accessible. Mélangeant des plans classiques en live et des scènes en animation, il y a forcément des passages que j’aime moins que d’autres. J’ai un peu de mal par exemple avec la toute première « histoire » tandis que ça se réveille un peu plus après avec « Casse Noisette » ou « L’apprenti sorcier » mais la mise en scène en spectacle avec entracte reste efficace. Si l’oeuvre reste très réussi d’un point de vue technique, à titre personnel, j’aurais quand même bien enlever une bonne demi heure à ce film. En effet, ses longueurs et certains passages que j’apprécie moins font que par moment, je pointe un peu du nez mais là encore, je réussis à tenir surtout pour son discours, sa poésie et son lyrisme. « Fantasia » reste un long métrage qui vaut le détour. Une expérience où chacun peut ressentir des émotions différentes avec une approche de la musique intéressante puisque cette fois-ci, la musicalité prend largement le dessus par rapport au film en lui-même. C’est le film qui est la bande originale de cette musique, celle-ci parvenant même à enlever du cinéma dans son oeuvre. Que l’on aime ou pas, « Fantasia » reste un classique qui mérite néanmoins le coup d’œil tout en prouvant que dès le début de son histoire, Disney a été capable de prendre des risques. A voir.

Bad buzz (2017)

Je suis assez friand de l’émission « Quotidien » (ex « Petit journal ») mais si il y a bien une chose qui me laisse de marbre sur le programme de TMC, c’est le duo Eric et Quentin. Dans l’ensemble, 95% de leurs gags ne me font pas rire même si je plaide coupable pour les 5% restants. Entre ce que je connaissais du jeu d’acteur de ce duo via l’émission télévisée, la promo catastrophique, l’affiche hideuse et la bande annonce qui ne donne clairement pas envie, « Bad buzz » me faisait donc très peur. Les avis à sa sortie en salles fut si mauvais que j’étais cependant curieux de me faire mon propre avis et c’est ainsi que j’ai profité d’un passage sur CanalSat pour le voir (le film fut un tel bide qu’il n’est sorti sur aucun support physique à ce jour…). Comme je m’y attendais, le duo Eric et Quentin ne m’a pas surpris et m’a proposé ce qu’il font habituellement. J’ai donc souris nerveusement sur un ou deux gags mais pour le reste, il n’y a rien qui fonctionne, l’univers de la télévision fonctionnant encore moins pour le coup sur grand écran. Entre le scénario écrit avec les pieds, l’interprétation ridicule et la réalisation affreuse, je n’ai vraiment pas trouvé grand chose à apprécier de ce naufrage qui passe totalement à côté de son sujet. C’est assez rare de mon côté mais j’ai même eu un peu de peine pour une actrice, Marie-Anne Chazel, qui ne sauve même pas cette distribution malgré toute sa bonne volonté. Alors oui, il y a de l’auto-dérision. C’est décomplexé et assumé mais tout semble tellement faux et clownesque que malgré sa courte durée, le film semble s’éterniser. Si ma note ressentie n’est pas plus basse, c’est vraiment pour ses 5% où j’ai souris nerveusement et parce que je lutte à chaque fois pour trouver au moins un demi point à mettre. On aurait alors pu crier au nanar fendard mais même dans ce registre, le long métrage ne convainc pas… Quand la télévision fait du cinéma, c’est génial. Quand le cinéma fait de la télévision, mauvaise qui plus est, ça fait nettement plus mal…

Le casse (1971)

D’une manière générale, je suis plutôt bon client des films avec Jean-Paul Belmondo. Du coup, c’est sans trop d’hésitation que je me suis maté « Le casse ». La présence d’Henri Verneuil derrière la caméra me laissait même plutôt confiant. Seulement voilà, je suis un peu mitigé maintenant que j’ai vu le film. J’ai trouvé le spectacle beaucoup trop lent et inutile. Sur une durée de deux heures, il lui faut déjà 45 minutes pour se lancer juste en nous présentant un cambriolage de façon assez basique ainsi qu’une course poursuite en voiture longue et peu palpitante. Après, ça se réveille un peu. Il y a pas mal de facilités et d’éléments auquel on a dû mal à croire mais le face à face entre Jean-Paul Belmondo (Azad) et Omar Sharif (Abel Zacharia) rend le long métrage un peu plus intéressant surtout qu’on y glisse quelques touches de comédie. Les deux acteurs ne poussent pas trop, ils doivent beaucoup à leurs charismes naturels plutôt qu’à l’écriture hasardeuse de leurs personnages mais ça marche. Quelques dialogues m’ont bien amusés et même si il y a peu de surprises, j’ai finalement réussi à tenir jusqu’à la fin. Après un générique énigmatique porté par la belle musique d’Ennio Morricone, je m’attendais à quelque chose de plus fort également dans la mise en scène d’Henri Verneuil. Si je retrouve le plaisir d’avoir des « gangsters à l’ancienne » (ça me botte bien en général), il y a quand même globalement peu d’énergie dans la réalisation. La course poursuite du début est par exemple un peu molle et certaines situations de face à face avec des armes n’ont pas beaucoup de crédibilité. Il y a quand même de bons passages mais rien qui ne me fasse bondir de mon siège cependant à l’image de cette fin à la limite du risible niveau efficacité. Avec « Le casse », je reste donc pas mal sur ma faim. Il y a les ingrédients de base pour me plaire mais l’ensemble s’avère bien vite anecdotique…

Fruitvale Station (2013)

Cela fait un moment maintenant que j’avais envie de découvrir ce « Fruitvale Station » dont j’entendais le plus grand bien. J’avais raté sa sortie en salle et cela fait bien au moins 4 ans qu’il était sur ma box après l’avoir enregistré lors d’un passage à la télévision mais j’ai enfin sauté le pas. Si je ne me souviens plus vraiment de ce tragique fait divers américain, le long métrage de Ryan Coogler a au moins le mérite de nous proposer une reconstitution forte en émotion mais sans jamais tomber dans le pathos ou le voyeurisme gratuit. Alors oui, plusieurs passages manque un peu de rythme cinématographiquement mais lorsque l’on connait l’issue finale et que l’on voit comment tout s’emboîte, on ne peut que constater que le destin se joue parfois à pas grand chose. J’ai en tout cas apprécié que le film ne soit pas manichéen. Derrière l’excellente performance de Michael B. Jordan (Oscar Grant), on découvre un homme qui est loin d’être un modèle mais qui possède aussi de nombreuses qualités. Sans tomber dans le piège de pointer du doigt le racisme, le film se contente de remettre ses événements dans un contexte plus humain. C’est un homme sans arme que l’on a tué d’une balle dans le dos de façon absurde, grotesque et indigne. Fort émotionnellement, on prend tellement son temps pour nous dépeindre Oscar comme un simple homme (et non pas juste un afro-américain ce qui rend le film encore plus fort dans son fond) que le final nous frappe comme un coup de poing dans l’estomac. Le reste du casting est également bluffant de crédibilité en trouvant à chaque fois le ton juste. Sans jamais tomber dans la caricature, cela nous permet de vraiment nous sentir proche de ses différents personnages pour ce qu’ils sont sans jamais les conditionner comme des rôles de cinéma. La réalisation de Ryan Coogler est aussi impeccable. Je ne suis pas toujours fan de certains angles avec la caméra sur l’épaule mais il y a une authenticité dans cette réalisation qui est vraiment agréable. Là encore, c’est beau sans jamais usé d’artifices superficiels qui auraient pu tout gâcher. La musique fonctionne bien, elle ne se fait jamais trop lourde pour un ensemble qui définitivement vaut le coup d’œil. Parfois le cinéma nous permet de nous évader. Parfois, il est surtout qu’un triste regard sur notre société et c’est malheureusement le cas ici…